Le cloître funéraire Saint-Jean (dit Campo-Santo) est le plus vaste et le plus ancien exemple de cloître funéraire conservé en France. Il est classé Monument
Historique depuis le 30 juin 1910 et est la propriété de la Ville de Perpignan..
Cet édifice a été construit à l'initiative de l'abbé Guillaume Jorda entre 1300 et 1330. Le bâtiment actuel se compose de 4 galeries d'environ 54 mètres de long
chacune, et abrite sur 3 côtés une série d'enfeus taillés dans le calcaire marbrier de Baixas. Les 4 galeries du cloître étaient primitivement couvertes d'un appentis de bois soutenu par des
colonnes à chapiteaux sculptés. Chaque enfeu, aux formes gothiques épurées, est marqué d'écussons aux armes des riches familles de la noblesse et de la bourgeoisie perpignanaises. Un ossuaire
central est creusé en 1321 pour l'inhumation des moins fortunés. Après la Révolution Française, l'édifice, dans un état sanitaire inquiétant, est désaffecté et récupéré par l'Armée pour servir
d'entrepôt et d'écurie.
En 1825, on construit un nouvel édifice à l'intérieur de l'enclos de l'ancien cimetière pour la construction d'un grand séminaire diocésain. Cette nouvelle construction provoque la démolition de
la galerie occidentale et le démontage des claires-voies, à l'exception de celle située au nord. En 1907, le séminaire est attribué au département, conséquence de la loi de 1905 sur la séparation
des biens de l'Eglise et de l'Etat. On y installe les locaux de la gendarmerie qui évacuera les lieux en 1984 pour " une restauration et une mise en valeur du site ". En 1991, les travaux sont
terminés avec le choix de la commission supérieure des Monuments Historiques de ne pas restituer les anciennes galeries du cloître cimetière médiéval.
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