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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 19:19


USAP




Historique


Les débuts

Le rugby arrive à Perpignan en 1889, sous la forme de l’Union sportive du Lycée. Le premier club civil, le Stade roussillonnais est fondé peu après, mais il s’efface en 1902 pour laisser la place à l’ancêtre du club actuel, l’Association sportive perpignanaise (ASP). Il joue en sang et or, les couleurs de la Catalogne. Dès avril 1903, l’ASP bat l’École vétérinaire de Toulouse pour le titre de champion du Sud de Deuxième Série, et enchaîne les succès.

En 1909, l’ASP absorbe le Perpignan sportif, club fondé quelques années plus tôt. En 1911, le premier titre national est remporté, celui de Deuxième Série contre Dôle. Une scission intervient en 1912 et certains membres du club fondent le Stade olympique perpignanais (SOP). Cela n’empêche pas l’ASP de se distinguer en championnat de France, avec une demi-finale en 1913 et surtout un titre en 1914 contre Tarbes. La transformation qui donne la victoire aux Catalans à quelques instants de la fin est réussie par un jeune homme de 18 ans, Aimé Giral, qui tombera au front pendant la Première Guerre mondiale quelques mois plus tard, et donnera son nom au stade du club.

De son côté, le SOP devient champion de France de Deuxième Série en 1913 (contre l’AS Française 14-8).


Le premier âge d’or

La guerre interrompt cette ascension. À la reprise, en 1919, les deux clubs fusionnent et créent l’Union sportive perpignanaise. Pour sceller le changement, les dirigeants adoptent le célèbre maillot ciel, sur un short blanc et des bas sang et or. La raison de ce choix ? Plusieurs joueurs du club sont tombés pendant la guerre et en hommage aux soldats, l'USAP prend la couleur des uniformes « bleu horizon ».

Une ère de succès s’ouvre alors et Perpignan devient l’un des bastions du rugby français. L’apothéose survient une première fois en 1921 : les quatre équipes du clubs sont sacrées championnes du Languedoc et les équipes I et II championnes de France ! Le deuxième titre majeur est remporté face au Stade toulousain à Béziers, qui accueillit là sa seule finale.

L’USP dispute ensuite trois finales consécutives (1924, 1925, 1926), gagnant la deuxième contre l’AS Carcassonne, perdant les deux autres contre le grand rival méridional, Toulouse. Qu’importe, avec déjà trois Boucliers de Brennus, Perpignan domine le rugby national.

Néanmoins, un deuxième club existait à Perpignan, les Arlequins. Leur nom provient du fait que le club était très pauvre au départ et que les joueurs, propriétaires de leur maillot, ne pouvaient le remplacer lorsqu'il était déchiré, ce qui arrivait fréquemment au rugby. Les réparations étaient alors effectuées avec des morceaux de tissu qui n'étaient pas toujours de la couleur souhaitée, d'où leurs ressemblance avec le costume d'Arlequin. Mais sur le terrain, les « Quins », comme on les surnommait, étaient tout sauf des bouffons sortis de la commedia dell’arte. Ambitieux, ils proposèrent à l’USP des derbys féroces. En 1927, un arbitre dut ainsi sortir pas moins de dix joueurs, tant la bataille avait été virulente[1].


De la fusion USP-arlequins au dernier titre

Le 5 mai 1933, les dirigeants des deux clubs s’entendent finalement pour fusionner. C’est ainsi que naît l’Union sportive arlequins Perpignan. En 1940, le nom est modifié et devient Union des sports athlétiques perpignanais.

Entre-temps, l’USAP, comme on l’appelle désormais, dispute deux nouvelles finales, l’une perdue en 1935, l’autre gagnée en 1938, à chaque fois contre Biarritz. Un cinquième titre vient couronner cette période dorée en 1944 (victoire contre Bayonne).

Mais le Roussillon est une des terres d’élection des treizistes et dès la fin de la guerre, le rugby à XIII, interdit par le régime de Vichy, reprend ses droits et vient puiser dans le vivier de l’USAP. Dix champions de France 1944 passeront ainsi professionnels à XIII.

Malgré cela, l’USAP reconstruit et atteint deux fois encore la finale, en 1952 (défaite contre le FC Lourdes qui entamait là sa période de domination) et en 1955 qui débouche sur le sixième titre, le dernier en date de l’USAP.


L’époque contemporaine

Hormis une finale perdue en 1977 contre l’AS Béziers, l’USAP, pilier de la première division, peine à jouer les premiers rôles. Le dernier titre majeur du club est un Challenge Yves du Manoir en 1994. À partir de 1997, le club renoue avec le sommet, sans parvenir à s’imposer. En 1998, il dispute une nouvelle finale, la première au Stade de France, paré pour l’occasion de rouge et de jaune, perdue contre le Stade français. Puis, sous la houlette d’Olivier Saïsset, ancien entraîneur et joueur de… l’AS Béziers, le grand rival régional, arrivé en 2000, le club catalan atteint systématiquement les playoffs du championnat, et dispute une nouvelle finale, perdue en 2004 contre le Stade français.

Perpignan dispute aussi régulièrement la Coupe d’Europe. Après une expérience sans lendemain en 1998-99, le club y prend part systématiquement depuis 2001, soit six participations consécutives, pour une finale, perdue en 2003 contre Toulouse.

O. Saïsset quitte le club suite à la défaite en finale du championnat 2004. Il a été remplacé par Philippe Boher et Philippe Ducousso, qui mènent l’USAP jusqu’en demi-finale du championnat contre Biarritz en 2005-06 (9-12). En mai 2006, Ducousso cède sa place à Franck Azéma.



Identité

Récemment, le club a repris le nom qu’il portait entre 1933 et 1940, Union sportive arlequins Perpignan, et changé les couleurs de ses maillots, abandonnant le bleu ciel pour le « sang et or » des armes de la Catalogne. C’est un indice de la forte identité catalane de plus en plus mise en avant depuis quelques années. Le nom du club en catalan est : Unió esportiva arlequins de Perpinyà. Sa devise (elle aussi en catalan) est « Sempre Endavant », ce qui signifie « Toujours en Avant ». Son hymne officieux est l'estaca, hymne catalan contre l'oppression franquiste composé en 1968 par Lluís Llach.

Le club tente de développer le rugby de l’autre côté des Pyrénées. En 2004, il a ainsi lancé un partenariat avec le FC Barcelona, club omnisport extrêmement puissant, qui possède une section rugby. Il envisage régulièrement de disputer des rencontres à Barcelone à l’avenir et fournit un soutien à l’école de rugby du club blaugrana, supervisé par Georges Coste, ancien entraîneur de l’USAP.

Club « de feu », surnommé parfois « l’OM du rugby » pour la passion qui l’entoure, l’USAP n’a pas toujours brillé par la stabilité de ses dirigeants. Récemment, Marcel Dagrenat, homme d’affaires, arrivé au club en 1996 et président à partir de 2000, a réussi à moderniser et consolider le club, alors menacé de rétrogradation sur le plan sportif et souffrant d'un lourd déficit financier, comme entité professionnelle capable de jouer les premiers rôles au niveau français comme européen. Il crée la holding USAP per sempre (Usap pour toujours, en catalan), principal actionnaire du club (environ 80% des actions), dont il est le président, et préside aussi la société anonyme sportive professionnelle du club. Mais lassé des querelles intestines, notamment avec l’association qui gère le secteur amateur du club, et critiqué pour sa gestion vue parfois comme autocratique, il quitte son poste en octobre 2006. [1] Coup de théâtre un mois plus tard, le 23 novembre 2006, Dagrenat et son équipe reprennnent les rênes de la holding USAP Per Sempre, grâce au vote de l'Amicale des Anciens de l'Usap, qui ne détient que 1% des actions de la holding, mais celles-ci se sont avérées décisives. Dagrenat est notamment associé avec Jordi Pujol, fils de l’ancien président du gouvernement autonome de la province de Catalogne, en Espagne.

Le 13 juillet 2007, M. Dagrenat est finalement destitué au cours d'une assemblée générale. Il devrait être remplacé par Paul Goze (président de 1989 à 1993) le 31 juillet.

L’identité catalane n’a pas empêché l’USAP d’ouvrir largement ses portes avec l’avènement du professionnalisme. Une dizaine de nationalités se côtoient actuellement au sein de l’effectif.


Site officiel : http://www.usap.fr/
Liens Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Union_sportive_arlequins_perpignanais

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Published by Nicolas Dunyach - dans USAP
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commentaires

Didier Blanc 11/05/2011 15:44



IL s'agit du Stade OLympien Perpignanais reconnu par l'USFSA le 14 juin 1912.


En 2e série, le nombre des prétendants au titre de champion du Sud, avait été porté à 15, le tenant de 1905, le Football Club Auscitain, restant le favori. Après les championnats régionaux,
les clubs de 2e série participeraient pour la première fois au Championnat de France.


                1er tour: 16 janvier.


               
                1) à Perpignan: Stade
Roussillonnais contre Etoile Perpignanaise.


               
                2) à Carcassonne: Union Sportive
de Carcassonne contre Etoile Sportive de Carcassonne.


               
                3) à Toulouse: Sporting Club
Toulousain contre l'Union Sportive de Toulouse.


               
                4) à Montauban: Standard Club
Toulousain contre Union Sportive Montalbanaise.


               
                5) à Lézignan: Association
Sportive Perpignanaise contre Football Club Lézignanais.


               
                6) à Rabastens: Stade Albigeois
contre Stade Rabastenais.


               
                7) à Tarbes: Football Club
Auscitain contre Stade Saint-Gaudinois.


               
                L'Etoile Montpelliéraine est exempte du premier tour;


                2e tour: 30 janvier 1906.


               
                A) vainqueur match 1 contre et chez vainqueur match 5.


               
                B) vainqueur match 2 contre vainqueur match 6 à Toulouse.


               
                C) vainqueur match 3 contre vainqueur match 4 à Toulouse.


               
                D) vainqueur match 7 contre Etoile de Montpellier à Toulouse.


                3e tour: 13 février 1906.


               
                Vainqueur A contre vainqueur C à Toulouse.


               
                Vainqueur B contre vainqueur D à Toulouse.


                Finale à Toulouse le 27 février
1906.


Stade Roussillonnais


(Comité du Sud) Perpignan


Reconnue le 21 juin 1905


 


Membres : Abblard, d’Aguin, Ascola, Barreau, Baumann, G. Bidon, Bouchède, Barande, Bachès, Campredon, E. Carbonne, Coste, Dantzon, Durand, A. Fabre, F. Fabre, Jonca, Meron, Modat, Janicot,
Maury, Ortie, Montait, Petit, Pucet, E. Puig, Roger, Roque, Ribeil, Riveil, Satgé, Siffre, Sivé, Tarrius, Toubert, Vaqué, San-Marti, A. Coste, Villacque.